Chapitre 7 Exigences pour certaines charges spécifiques

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7.1. Charges générales

 

Lorsque divers types de charges sont arrimés sur des porte-charges, les difficultés surviennent principalement en raison des différences de poids et de forme des unités de chargement. Les différences en termes de résistance des colis et de propriétés des marchandises, qui signifient qu’individuellement ou en combinaison avec d’autres, elles représentent un danger, constituent une raison supplémentaire de se montrer vigilants. En outre, le chargement peut contenir des marchandises dangereuses qui imposent une certaine prudence.

 

Ce domaine particulier de l’arrimage des charges est très vaste, présente des combinaisons variées et s’avère donc très difficile à jauger en termes de données quantifiables. Toutefois, vous trouverez ci-après des orientations d’ordre général.

 

RÉPARTITION DES MASSES

 

Lors de l’arrimage des unités de chargement sur le porte-charge, le centre de gravité doit être situé aussi bas que possible, afin d’obtenir une stabilité optimale lorsque le véhicule freine, accélère ou change de direction. En particulier, les marchandises lourdes doivent être positionnées le plus bas possible et le plus près possible du centre de la plate-forme de chargement. Les charges supportées par les essieux doivent également être prises en considération (cf. annexe 8.1).

 

RÉSISTANCE DES COLIS

 

Toute charge présentant un conditionnement léger est elle-même généralement légère. C’est pourquoi les charges présentant un conditionnement plus fragile peuvent généralement être placées sur les étages supérieurs sans créer de problèmes de répartition des masses. S’il est impossible de procéder de la sorte, la charge doit être séparée en différentes parties de chargement.

 

BLOCAGE

 

En utilisant une combinaison appropriée de colis rectangulaires de type bloc de différentes dimensions, vous pouvez facilement bloquer les marchandises contre les parois avant, arrière et latérales.

 

MATÉRIEL DE REMPLISSAGE

 

Les espaces vides susceptibles de résulter du chargement d’éléments de formes et de tailles différentes doivent généralement être comblés afin de conférer au chargement un soutien et une stabilité suffisants.

 

PALLETISATION

 

Les palettes permettent de constituer des unités de chargement à partir de différentes parties de chargement et de marchandises de taille et de nature similaires. Une charge palettisée peut être manipulée plus facilement par voie mécanique, ce qui réduit les efforts requis pour la manipuler et la transporter. Les marchandises palettisées doivent être minutieusement amarrées sur la palette (cf. point 6.6).

 

7.2. Chargements de bois

 

 

Cette section vise à fournir une orientation générale sur les mesures nécessaires au transport sûr de bois, aussi bien brut que scié. Le bois est une marchandise «vivante», qui peut entraîner un mouvement autonome des différentes parties de la charge si l’arrimage s’avère inapproprié. Il est essentiel que le bois ne soit pas chargé à une hauteur qui entraînerait l’instabilité du véhicule ou du chargement, ni d’une manière qui entraînerait les mêmes conséquences.

 

Comme pour toute autre charge, il convient de s’assurer que, dans la mesure du possible, la charge soit placée contre le hayon avant ou contre tout système de retenue fixe similaire. S’il est impossible de procéder de la sorte, la retenue devra être assurée exclusivement par les moyens d’arrimage.

 

7.2.1. Bois scié

 

Le bois scié est généralement transporté dans des colis conformes à la norme ISO4472 et aux normes y afférentes. Gardez à l’esprit que tout plastique couvrant le bois diminuera le coefficient de frottement, ce qui nécessitera l’utilisation de davantage de moyens d’arrimage. Ces colis sont généralement sanglés ou ligaturés à chaque extrémité. Avant le chargement, les sangles doivent être vérifiées pour des raisons de sécurité. Si elles sont endommagées ou mal attachées, il convient de redoubler d’attention pour s’assurer que la totalité du chargement est correctement arrimée au véhicule.

 

 

Il est recommandé d’arrimer les colis normalisés de ce type sur des plates-formes planes équipées de colonnes centrales ou de parois latérales et de les fixer avec un arrimage couvrant.

 

 

7.2.2. Rondins

 

Il convient de respecter les principes généraux de répartition des masses et de s’assurer que, dans la mesure du possible, la charge est placée contre le hayon avant ou contre tout système de retenue similaire. L’utilisation de chaînes ou de sangles en fibres synthétiques est recommandée, et tous les moyens d’arrimage doivent pouvoir être tendus via un cabillot ou un tendeur. Il convient de vérifier le chargement et les moyens d’arrimage avant de passer d’un chemin forestier à une autoroute publique. De même, l’ensemble doit être vérifié régulièrement pendant le trajet et les moyens d’arrimage doivent être resserrés si nécessaire.

 

Le transport de bois disposé transversalement (couché en travers du véhicule) soutenu par le hayon avant et le support arrière (sellette) n’est pas recommandé, étant donné qu’il est plus sûr de le transporter selon un axe longitudinal (couché dans le sens de la longueur du véhicule), en plusieurs piles, chacune étant soutenue par des supports verticaux (colonnes).

 

Empilés longitudinalement

 

Chaque tronçon ou morceau de bois extérieur doit être arrimé par au moins deux supports verticaux (colonnes), qui doivent présenter une résistance suffisante ou être reliés par des chaînes afin d’empêcher la charge de les écarter. Tout bois dont la longueur est inférieure à la distance séparant deux supports verticaux doit être placé au centre du chargement, et il est préférable que tous les tronçons soient couchés alternativement en position tête-bêche afin de garantir un équilibrage homogène de la charge. Lorsque le bois est soutenu par deux colonnes, l’extrémité du bois doit dépasser ces colonnes d’au moins 300 mm.

 

Le centre des rondins situés aux extrémités supérieures du chargement ne peut dépasser la hauteur de la colonne. Le bois situé au centre du sommet doit être plus élevé que les bois latéraux afin de «couronner» la charge et de permettre une tension correcte des moyens d’arrimage, comme l’illustre la figure ci-dessous:

 

 

 

Le véhicule doit être équipé d’un hayon avant conforme à la norme EN12642, et la charge ne peut être plus élevée que ce hayon.

 

Les arrimages couvrants doivent être serrés sur chaque section de chargement (pile de bois) de la manière suivante:

 

a) au moins un arrimage si la partie de la charge est composée de bois avec écorce, jusqu’à une longueur maximale de 3,3 mètres;
b) au moins deux arrimages si la longueur de la partie de charge est supérieure à 3,3 mètres ou quelle que soit la longueur si l’écorce a été enlevée.

Les arrimages couvrants doivent être disposés transversalement entre les paires avant et arrière de colonnes latérales, et ce pour chaque partie de la charge. L’utilisation d’une simple chaîne tendue entre les supports verticaux, même si elle est bien fixée, n’est pas une méthode de retenue suffisante.
 

 
Empilés transversalement
 
Les bois empilés transversalement sur un véhicule à plancher plat ne peuvent être arrimés convenablement par des mesures de retenue conventionnelles. Le passage de sangles transversales ou de chaînes de l’avant vers l’arrière du véhicule en passant par le sommet du chargement n’est pas considéré comme une méthode d’arrimage de charge acceptable. Si le bois est transporté transversalement, il convient d’utiliser des parois latérales appropriées, que la charge ne peut dépasser.
 

 

7.2.3. Arbres entiers

 
Le transport d’arbres entiers est une activité très spécialisée, qui s’effectue généralement à l’aide de véhicules à colonnes ou de véhicules tractant une remorque à laquelle les bois sont arrimés. Les véhicules doivent être équipés de sellettes et de colonnes suffisamment résistantes pour retenir la charge. Des chaînes ou sangles en fibres synthétiques sont nécessaires pour arrimer la charge, et un minimum de trois chaînes ou sangles est généralement utilisé, dont l’une doit servir à attacher toute extrémité en saillie ou le centre d’une charge de forme délicate. Il doit être possible de serrer les moyens d’arrimage à l’aide d’un cabillot ou d’un tendeur.
 

 

7.3. Conteneurs larges ou colis larges et lourds

 
Idéalement, les conteneurs ISO et les porte-charges similaires avec points d’ancrage pour verrous tournants ou mécanismes de verrouillage similaires doivent toujours être transportés sur des plates-formes de chargement dotées de verrous à conteneurs. Toutefois, les larges conteneurs destinés au transport routier d’une masse totale de moins de 5,5 tonnes avec ou sans charge peuvent également être arrimés selon la méthode recommandée pour un caisson simple, mais avec des éclisses de bois associées à des arrimages couvrants à chaque extrémité du conteneur (cf. instructions ci-dessous). Si leur longueur est inférieure à celle de la longueur totale du conteneur, la longueur des éclisses de bois doit être d’au moins 0,25 m par tonne de masse du conteneur. À l’inverse des charges normales de type caisson, qui répartissent leur masse sur une large zone, les conteneurs sont conçus pour reposer sur les socles des verrous tournants ou déposer leurs pieds en saillie à chaque coin. En présence de conteneurs lourds, ceci crée des points de charge élevés qui pourraient surcharger un plancher normal.
Les colis larges et lourds peuvent être arrimés selon les recommandations relatives aux caissons avec des arrimages couvrants. Afin de maintenir la stabilité du camion, le colis doit être placé dans la position spécifiée le long de la plate-forme. Les écarts entre le colis et les parois avant et arrière peuvent être comblés avec du matériel de blocage adéquat afin de garantir un arrimage approprié.
La majorité des conteneurs utilisés satisfont aux normes internationales (ISO 1496). Ces conteneurs sont généralement dotés de pièces de coin spéciales qui, lorsqu’elles sont utilisées en combinaison avec les verrous tournants correspondants montés sur le véhicule, fournissent une méthode de retenue simple et efficace.
Les conteneurs ISO chargés pesant plus de 5,5 tonnes doivent uniquement être transportés sur des véhicules dotés de verrous tournants. Pour autant que tous les verrous tournants soient complètement engagés et bloqués en position, le conteneur sera arrimé convenablement et aucune retenue supplémentaire ne sera nécessaire. Les verrous tournants doivent être maintenus en bon état, et il convient d’en utiliser au moins quatre pour chaque conteneur transporté.
 

7.4. Caisses mobiles sans verrous à conteneur

 
Les caisses mobiles ne disposant pas de pièces de coin de type ISO peuvent être dotées de crochets de fixation spéciaux ou d’anneaux d’arrimage. Les mesures sûres d’arrimage de ces conteneurs varieront dès lors selon le type de conteneur transporté, mais le système de retenue utilisé devra remplir les exigences en matière d’arrimage des charges.
Les moyens d’arrimage ou autres dispositifs similaires ne doivent être attachés qu’aux endroits du conteneur prévus à cet effet ou prévus pour la manipulation mécanique lors du chargement, comme les anneaux d’arrimage ou les crochets spéciaux. Il convient de vérifier les points d’ancrage du conteneur afin de garantir qu’ils sont en bon état. Par ailleurs, tous les points d’ancrage doivent être utilisés pour arrimer le conteneur à la plate-forme du véhicule.
 
7.5. Conteneurs basculants
 
Lorsqu’ils sont chargés sur le véhicule de transport, les conteneurs basculants doivent être correctement arrimés, de manière à rester en position lors du déplacement du véhicule. Les bras élévateurs doivent être positionnés au bon endroit, et les chaînes doivent être arrimées correctement avant de déplacer le véhicule. Les conteneurs basculants peuvent également être transportés sur des véhicules, pour autant qu’ils soient arrimés correctement avec des sangles ou des chaînes adéquates. Des problèmes peuvent survenir si le conducteur n’exerce aucun contrôle sur le remplissage du conteneur ou sur son contenu. Toutefois, lorsque le conteneur est accepté au chargement, le conducteur est responsable du transport et de la livraison à bon port de la cargaison. Un film ou un filet sera généralement nécessaire lorsque le contenu risque de s’échapper ou d’être balayé hors du compartiment de chargement par les turbulences atmosphériques.
 

 
 
Les conteneurs basculants peuvent être transportés sur des véhicules à plate-forme ordinaires, pour autant qu’ils soient bien arrimés avec les sangles ou les chaînes appropriées.
 
 

 

7.6. Arrimage de marchandises dans les conteneurs

 
Les conteneurs standard ISO et similaires fournissent généralement un soutien suffisant pour bloquer la charge dans de nombreuses directions. Généralement, seul le remplissage au moyen de bouts de bois ou de coussins d’air est nécessaire sur les côtés et à l’avant. Il convient de prendre les mesures nécessaires afin de garantir que la charge ou tout dispositif de blocage ne tombe pas à l’ouverture des portes.
Tout chargement incorrect d’un conteneur peut se traduire par des situations dangereuses lors de la manipulation ou du transport, ce qui peut se répercuter sur la stabilité du véhicule et endommager sérieusement le chargement.
Souvent, le conducteur n’a aucun contrôle sur le remplissage d’un conteneur et ne peut inspecter son contenu lorsqu’il accepte de le transporter. Toutefois, s’il apparaît que le conteneur n’a pas été chargé de manière appropriée, il convient de le refuser.
Les règles générales d’arrimage ci-après jouent un rôle important dans la sécurité routière et doivent toujours être respectées:
a) la charge ne peut dépasser la charge utile autorisée du conteneur;
b) la charge doit être répartie de façon homogène sur le plancher du conteneur. Une moitié de conteneur - dans le sens de la longueur - ne peut jamais supporter plus de 60% de la masse totale de la charge. Dans le cas contraire, un essieu pourrait être surchargé;
c) les marchandises plus lourdes ne doivent pas être arrimées au-dessus de marchandises plus légères et, dans la mesure du possible, le centre de gravité du conteneur chargé doit se situer sous la mi-hauteur;
d) la charge doit être arrimée dans le conteneur de manière à résister à toute force susceptible de survenir pendant le trajet. Un chargement bien compact est moins susceptible de se déplacer qu’un chargement présentant des interstices.
Une fois le remplissage du conteneur effectué, il convient, le cas échéant, de prendre les mesures nécessaires pour garantir que la charge et le lattis ne tombent pas à l’ouverture des portes. Les sangles en fibres synthétiques et les filets conviennent souvent à cette fin; il est également possible de fixer une porte en métal ou en bois.
Vérifiez toujours que les portes sont verrouillées et que les mécanismes de verrouillage sont en ordre de marche.
 

 

7.7. Chargements de produits en vrac

Les chargements de produits en vrac peuvent généralement être définis comme des chargements ne se prêtant à aucun type de conditionnement - comme le sable, le gravier, les granulats, etc. Afin de faciliter leur chargement, ils sont généralement transportés dans des véhicules ouverts. Les conteneurs à couvercle amovible (conteneurs basculants), généralement utilisés pour transporter les déchets, entrent également dans cette catégorie.
La chute de produits en vrac s’effectue souvent sous la forme de faibles quantités de matériaux tombant via les interstices de la carrosserie ou balayés du haut du compartiment de chargement par les turbulences atmosphériques.
Il convient de maintenir le compartiment de chargement en bon état afin de réduire les risques de fuites. De même, une attention toute particulière doit être accordée aux parois rabattables et aux hayons arrière, où les dommages et les déformations créent facilement de minces espaces par où peut s’échapper une partie du chargement. Tous les hayons et toutes les parois rabattables doivent s’adapter correctement et se fermer de manière suffisamment hermétique pour empêcher la perte de sable, de galets ou de toute autre charge libre.
Tous les points de fixation de la carrosserie sur le châssis et toutes les fixations de carrosserie, comme les axes et socles de charnière, les mécanismes de verrouillage du hayon arrière, les dispositifs de serrage des parois rabattables, etc., doivent être en état de fonctionnement.
Les parois latérales de la carrosserie doivent être suffisamment élevées, non seulement pour contenir complètement le chargement lorsqu’il est à bord, mais aussi pour empêcher que des parties du chargement déplacées pendant le trajet ne tombent ou ne soient balayées par-dessus bord.
Le compartiment de chargement doit être couvert s’il existe un risque qu’une partie du chargement tombe ou soit balayée depuis le sommet du véhicule. Le type de recouvrement utilisé dépendra de la nature de la charge transportée. Les matériaux tels que le sable sec, les cendres et les copeaux de métaux sont particulièrement susceptibles d’être balayés et doivent toujours être recouverts d’un film approprié. La couverture avec un filet peut parfois s’avérer appropriée pour retenir des chargements composés d’objets largement dimensionnés, comme les déchets de ferraille ou de construction. En cas d’utilisation d’un filet, la taille des mailles doit être inférieure aux plus petits objets transportés et le filet doit être suffisamment résistant pour retenir tous les éléments du chargement.
 
7.8. Panneaux arrimés sur une plate-forme plane avec chevalets en «A»
 
Les panneaux de béton, verre, bois, etc. peuvent être arrimés sur une plate-forme plane à l’aide de chevalets en «A». Ces chevalets devront en outre être fixés sur la plate-forme de chargement.
 

 

7.9. Engins de chantier / Matériel de construction / Machines mobiles

 
La section suivante fournit une orientation sur les mesures à respecter pour le transport en toute sécurité d’engins de chantier à roues ou à chenilles par des véhicules conformes à la directive 96/53/CE (véhicules libres de circuler sans restrictions dans l’UE). Elle ne concerne pas le transport d’engins largement dimensionnés etc. sur des véhicules spécialisés dont l’utilisation routière est soumise à la détention d’un permis. Cela étant, les conseils généraux contenus dans cette section s’appliquent dans de nombreux cas.
Il est recommandé aux fabricants d’outillage soit de fixer des points d’arrimage, soit de fournir un plan d’arrimage approprié pour chacun de leurs véhicules. Pour les engins de chantier équipés de points d’arrimage destinés au transport, ces points doivent être utilisés et le véhicule doit être arrimé conformément aux instructions du fabricant. Si les recommandations du fabricant sont indisponibles, les dispositifs d’arrimage ou de fixation ne doivent être attachés qu’aux parties de l’engin de chantier qui présentent une résistance suffisante pour résister aux sollicitations qu’ils sont susceptibles de subir.
Les engins de chantier lourds sont généralement transportés sur des véhicules spécialement conçus pour garantir un chargement et un déchargement faciles, qui sont généralement dotés des points d’ancrage appropriés pour fixer les moyens d’arrimage. Dans certaines circonstances, les engins de chantier plus légers peuvent être transportés sur des véhicules à usage général. Dans ce cas, la méthode d’arrimage utilisée doit toutefois fournir un niveau de sécurité égal à celui offert par un véhicule de transport spécifique.
Les charges de grande taille peuvent endommager les ponts, etc. Dans ce cas, il est donc essentiel que le conducteur connaisse la taille exacte de la charge et sa largeur au sommet. En outre, les charges disposant d’un centre de gravité élevé peuvent sérieusement affecter la stabilité du véhicule. De tels engins ne doivent donc être transportés que sur des véhicules présentant une plate-forme de faible hauteur.
Un véhicule sur roues ou sur chenilles doit être arrimé en position sur le véhicule porteur, frein de stationnement enclenché. L’efficacité du frein de stationnement proprement dit sera limitée par la résistance de frottement entre le véhicule et la plate-forme du véhicule porteur. Ceci s’avèrera inapproprié, même dans des conditions de circulation normales, et le véhicule nécessitera donc une retenue supplémentaire. Celle-ci prendra la forme d’un système d’arrimage et de certains dispositifs qui empêcheront la charge de se déplacer vers l’avant ou vers l’arrière, grâce à un dispositif de blocage fixé au véhicule. Ce dispositif doit être placé contre les roues, les chenilles ou une autre partie de l’équipement transporté.
Tous les éléments mobiles, comme les flèches, les crochets, les perches ou les cabines, doivent être placés dans la position de transport recommandée par le fabricant et être arrimés de manière à empêcher tout mouvement par rapport au corps de la machine.
Avant de placer la machine sur le camion, il convient d’éliminer toutes les crasses susceptibles de se détacher et de gêner la circulation autoroutière ou d’endommager les autres véhicules. La rampe, les pneus de la machine et le plancher du camion doivent être exempts d’huile, de graisse, de glace, etc., et ce afin d’empêcher tout glissement de la machine.
Lorsque la machine a été arrimée et que le moteur a été arrêté, il convient de diminuer la pression du système hydraulique en déplaçant tous les leviers de commande dans toutes leurs positions. Cette opération doit être effectuée au moins deux fois. Les commandes doivent être établies de manière à empêcher tout mouvement d’objets auxiliaires pendant le transit. Les sacs, coffres à outils ou tout autre objet lourd ne doivent pas être laissés sans arrimage dans la cabine de la machine transportée, et tous les objets enlevés de la machine comme les seaux, les bennes preneuses, les socs, les pelles et les appareils élévateurs doivent être arrimés au plancher du véhicule.
Il est préférable de positionner la machine sur la plate-forme du véhicule porteur de manière à ce que tout mouvement vers l’avant soit empêché par une partie du corps du véhicule, telle que le col-de-cygne, la marche ou le hayon avant, ou par une traverse fixée à travers la plate-forme sur le châssis du véhicule. En outre, l’engin de chantier et chacune de ses pièces mobiles doivent être disposés de telle sorte que les limites légales en termes de charge axiale ne soient pas dépassées et que la manipulation du véhicule puisse se faire en toute sécurité. L’espace entre l’assiette des véhicules de chargement bas et la surface de la route doit être vérifié avant le départ afin d’établir s’il est suffisant pour que le véhicule ne heurte pas le sol.
Les machines à roues et à chenilles légères doivent être retenues de manière à limiter au maximum l’effet de rebondissement causé par les aspérités de la route, qui est transmis au véhicule porteur et amplifié par les pneus ou les dispositifs de suspension de la machine. Dans la mesure du possible, le dispositif de suspension de la machine doit être verrouillé, et tout mouvement vertical doit être limité via l’utilisation de moyens d’arrimage ou d’autres dispositifs de retenue. Dans le cas contraire, le cadre ou le châssis de la machine devra reposer sur des blocs. Si la machine n’est pas soutenue, la totalité de la surface de contact de ses chenilles ou de ses rouleaux et au moins la moitié de la largeur de ses pneus devra reposer sur la plate-forme du véhicule porteur. Si les chenilles s’étendent au-delà du cadre du véhicule porteur, il convient de soutenir le cadre ou le châssis de la machine.
Il convient d’empêcher la machine d’effectuer tout mouvement vers l’avant, l’arrière et les côtés à l’aide de chaînes ou de sangles en fibres synthétiques fixées aux points d’ancrage du véhicule. Tous les moyens d’arrimage doivent intégrer un dispositif de tension.
Au moment de définir le nombre de points d’ancrage à utiliser lors de l’élaboration d’un système de retenue, il convient de tenir compte des facteurs suivants:
a. Positionnement de la machine de manière à obtenir une bonne répartition des masses, et donc à respecter les dispositions légales en matière de charge par essieu tout en conservant la maniabilité du véhicule.
b. Degré d’intégration d’autres dispositifs de retenue dans la structure du véhicule.
c. La machine dispose-t-elle de roues, de chenilles ou de rouleaux?
d. Poids de la machine à transporter.
e. Il convient d’utiliser quatre points d’ancrage minimum.
Les directives ci-après s’appliquent aux engins de chantier mobiles - véhicules dotés de palans, plates-formes de travail, béquilles, etc.
a. Les charges hautes peuvent endommager les ponts. Il est donc essentiel que le conducteur connaisse la hauteur du véhicule et que celle-ci soit affichée dans la cabine.
b. Tous les éléments mobiles doivent être placés en position et verrouillés, dans la mesure du possible, selon les consignes de transport du fabricant.
 
Dispositifs de retenue
 
Outres quelques dispositifs de fixation spécialisés, les matériaux utilisés pour arrimer les engins de chantier se limiteront à des chaînes, des câbles en acier et des sangles et aux dispositifs de tension et de couplage y afférents.
En cas d’utilisation d’une traverse (bord à bord) sous la forme d’une poutre, celle-ci doit être fixée convenablement afin que toutes les charges qu’elle supporte soient transmises au châssis du véhicule porteur. Lorsque les roues ou les rouleaux sont calés par des blocs ou des butoirs, ceux-ci doivent être suffisamment robustes pour résister à l’écrasement et être, dans la mesure du possible, fixés correctement à la plate-forme du véhicule.
Les dispositifs d’arrimage ou de fixation doivent être attachés uniquement aux parties de l’engin de chantier qui sont suffisamment solides pour résister aux sollicitations susceptibles de leur être imposées. Lorsque les engins de chantier sont équipés de points d’arrimage spécifiques destinés au transport, ces points doivent être utilisés et le véhicule doit être arrimé selon les instructions du fabricant. Il convient de faire preuve de prudence avant de fixer des dispositifs d’arrimage aux points de levage, étant donné que ces derniers ne conviennent pas forcément pour la retenue.
La machine chargée doit être inspectée après que le véhicule a parcouru une courte distance, afin de vérifier qu’aucun mouvement n’a eu lieu et que les dispositifs de retenue sont complètement sûrs. Des inspections doivent avoir lieu régulièrement en cours de trajet.
 

 

7.10. Véhicules

 
Les véhicules et remorques doivent être transportés uniquement sur des véhicules appropriés. Ceux-ci doivent comporter des points d’arrimage adaptés en termes de nombre, de position et de résistance. En règle générale, l’arrimage doit suivre les mêmes principes de base que ceux recommandés pour le transport d’engins de chantier, mais il convient également de tenir compte des points suivants:
le frein de stationnement du véhicule ou de la remorque transporté doit être enclenché;
le blocage directionnel doit être activé, de préférence avec les roues bloquées;
le cas échéant, la boîte de vitesses doit être engagée dans le plus petit rapport possible;
si possible, les cales doivent être solidement arrimées au plancher du véhicule porteur.
Le véhicule/la remorque transporté doit être positionné de telle sorte que son poids soit complètement soutenu par le véhicule porteur. Si nécessaire, il convient d’utiliser des plaques de répartition afin d’éviter les grandes charges localisées entraînées par exemple par les béquilles d’une semi-remorque.
La retenue garantie par le frottement entre les pneus et la plate-forme lorsque le frein de stationnement est enclenché ne suffira pas à empêcher tout mouvement. Le véhicule ou la remorque transportés devront être arrimés au véhicule porteur à l’aide des moyens d’arrimage appropriés. Il convient d’utiliser un dispositif de tension pour chaque moyen d’arrimage. Par ailleurs, les moyens d’arrimage utilisés pour empêcher tout mouvement vers l’avant et vers l’arrière doivent être disposés selon un angle inférieur à 60° par rapport à l’horizontale afin d’obtenir un effet maximal. Il convient de tester les moyens d’arrimage afin de vérifier leur tension adéquate une fois que le véhicule a parcouru quelques kilomètres. Cette opération doit être répétée à intervalles réguliers en cours de trajet, et les moyens d’arrimage doivent être retendus si nécessaire.
L’arrimage doit être effectué sur les parties appropriées des essieux ou du châssis du véhicule ou de la remorque. Il convient de faire preuve de prudence afin d’éviter de comprimer ou d’endommager les autres composants du véhicule, tels que les conduites de frein, les durites, les câbles électriques, etc., lorsque l’arrimage passe par ces éléments ou à proximité.
Le transport de véhicules chargés n’est pas recommandé. Si toutefois il ne peut être évité, il convient d’accorder une attention toute particulière au relèvement du centre de gravité du véhicule transporté et à la perte de stabilité éventuelle qui peut en résulter dans les virages ou au freinage. Il peut également s’avérer nécessaire de placer des moyens d’arrimage supplémentaires sur le châssis du véhicule ou de la remorque transporté afin de les comprimer sur leurs ressorts, et donc d’accroître la stabilité de l’ensemble.
Tous les équipements libres du véhicule, de la remorque ou du véhicule porteur doivent être correctement arrimés.
Si au moins deux remorques sont superposées, chacune d’entre elles doit être arrimée sur celle qui la soutient, et l’ensemble doit être arrimé au véhicule porteur (cf. figure ci-dessous).
 

 

7.11. Transport de voitures, de fourgons et de petites remorques

 

7.11.1.

 
Il est préférable d’arrimer ces véhicules à l’aide d’une combinaison de moyens d’arrimage et de calage. Toutefois, ces méthodes ne sont pas indispensables si les conditions telles qu’énoncées au point 7.11.6 sont complètement remplies. Les paragraphes 7.11.1.1 à 7.11.2.5 présentent des méthodes appropriées d’arrimage et de calage.
 

 
Si un véhicule est transporté sur une plate-forme horizontale ou inclinée vers l’avant sous un angle de maximum 10° (c’est-à-dire 1/6), il convient d’utiliser des cales. Deux cales doivent être placées devant les roues avant et deux derrière n’importe quelle paire de roues. Les moyens d’arrimage doivent être appliqués sur les deux roues avant (figures A et B).
 
Si le poids total du véhicule dépasse 3 500 daN, il convient d’appliquer des moyens d’arrimage aux roues avant et arrière. Il convient également de poser des cales devant et derrière toutes les roues. En cas de transport de remorques, la barre de remorquage doit être fixée convenablement, soit sur le dispositif de couplage, soit le plus près possible de ce dernier.
 

7.11.1.2.

Si le véhicule est transporté conformément à la description établie au premier paragraphe du point 7.11.1.1 et si les cales ne peuvent être placées devant les roues avant, elles peuvent être placées devant les deux roues arrière, qui doivent également être arrimées.
 
7.11.1.3.
 
Si le véhicule doit être transporté sur une plate-forme présentant un angle supérieur à 10° vers l’avant du véhicule porteur, il convient de placer deux cales devant les deux roues avant et deux derrière les deux roues arrière. Des moyens d’arrimage doivent être appliqués aux roues avant et arrière.

 

7.11.1.4.

 
Si le véhicule est transporté conformément à la description faite au point 7.11.1.2 et si les cales ne peuvent être placées devant les roues avant, elles peuvent alors être placées devant les roues arrière.
 
7.11.1.5.
 
Si le véhicule est transporté sur une plate-forme présentant un angle d’inclinaison supérieur à 10° vers l’arrière, il convient d’utiliser des cales. Celles-ci doivent être placées devant et derrière les roues avant du véhicule transporté. Des moyens d’arrimage doivent être appliqués aux roues qui ont été calées.
 
7.11.2.
Le calage transversal du véhicule transporté s’effectuera en ancrant solidement des
brides, des cales, des barres ou des dispositifs similaires contre le bord des roues du véhicule transporté à une hauteur minimale de 5 cm.
Si le véhicule de transport est spécialement conçu pour le transport de voitures ou de remorques et si la plate-forme de chargement est dotée de rainures limitées par des brides d’au moins 5 cm de haut qui permettent une liberté de mouvement de maximum 30 cm à travers le véhicule de transport, les exigences relatives au blocage du mouvement latéral sur le véhicule de transport sont considérées comme remplies.
 
7.11.3.
Les cales ou coins utilisés pour empêcher tout mouvement longitudinal doivent être placés de préférence contre le pneu du véhicule transporté. Idéalement, les cales doivent avoir une hauteur correspondant au tiers du rayon de la roue bloquée. Elles doivent en outre être fixées solidement afin d’empêcher tout mouvement le long du plancher du véhicule porteur. Le calage doit s’effectuer conformément à l’illustration ci-contre.
 
7.11.4.
 
Dans la mesure du possible, les moyens d’arrimage doivent être positionnés de telle sorte que le véhicule soit tiré directement vers le plancher de la plate-forme (le moyen d’arrimage doit former un angle qui se rapproche le plus possible de l’angle droit avec le plancher du véhicule porteur). L’arrimage total d’une paire de roues doit être suffisamment solide pour résister à une force de 2 x Q daN dirigée vers le haut. Les moyens d’arrimage peuvent être fixés à la roue ou à la poutre d’essieu. S’ils peuvent être positionnés de telle sorte qu’ils ne peuvent pas glisser le long de la poutre d’essieu et qu’ils présentent une résistance suffisante, il est permis de n’utiliser qu’un seul moyen d’arrimage par essieu.
Q = masse du véhicule en kg.
 
7.11.5.
 
Il est préférable que la surface de la plate-forme des véhicules porteurs présente une résistance élevée afin d’éviter le glissement du véhicule transporté.
 
7.11.6.
 
Si le véhicule est entouré de tous côtés (y compris au-dessus) par le cadre du véhicule porteur ou par d’autres véhicules, il peut être transporté sans être arrimé. Si l’arrimage est inutile, le calage reste obligatoire.
Afin d’être considéré comme une plate-forme de chargement fermée sur les côtés et sur le dessus, l’espace de chargement doit être limité par le cadre ou par un élément similaire conçu de telle sorte que la charge ne puisse quitter l’espace ainsi formé dans aucune direction.
 
7.12. Transport de plaques de verres de différentes dimensions jusqu’aux dimensions maximales autorisées
Les livraisons de verre en vrac doivent normalement se faire sur des véhicules conçus spécialement à cet effet, conformément à la description ci-après. Toutefois, lorsque des feuilles ou des plaques de verre sont transportées dans des caisses ou sur des palettes de bois, il convient de prendre les mêmes mesures de retenue que pour le fret ordinaire.
Généralement, les carrosseries destinées à ce type de transport présentent des chevalets longitudinaux en «A» côté gauche et côté droit, qui sont intégrés dans la sous-structure du plancher et forment deux supports intérieurs et deux supports extérieurs. Les faces de ces supports doivent présenter une inclinaison comprise entre 3° et 5°. Le chargement et le déchargement doivent s’effectuer lorsque le véhicule est placé sur une base solide. Il convient de prendre les mesures appropriées pour garantir un équilibre latéral et longitudinal des masses, de telle sorte que le véhicule soit équilibré et que les charges maximales légales par essieu ne soient pas dépassées.
Si elle est transportée sur l’extérieur d’un véhicule, la plaque de verre doit de préférence être couverte, afin d’éviter que des fragments s’envolent si le verre venait à se briser en cours de transport.
Avant de détacher les fixations, il convient d’observer l’inclinaison de la route. Si celle-ci n’est pas appropriée, il convient de décharger d’abord les plaques situées sur les supports sûrs, c’est-à-dire l’intérieur gauche et l’extérieur droit lorsque le véhicule est dirigé vers l’avant. Il convient ensuite de retourner le véhicule pour décharger les deux plaques restantes.
 
7.13. Transport de petites quantités de plaques de verre, de cadres, etc.
 
Ce type de transport est généralement effectué au moyen de camions-fourgons classiques adaptés par des carrossiers qui y ont ajouté des supports intérieurs et extérieurs.
Les pièces de fixation extérieures seront de préférence en métal et non en bois. Par ailleurs, la fixation au camion-fourgon doit s’effectuer le plus près possible des parties de l’ossature situées sur les côtés et sur le toit. Tout support extérieur doit être conçu afin de protéger les piétons en cas de collision. Toutes les parties du support, etc. entrant en contact avec le verre doivent être recouvertes de caoutchouc ou de matériaux similaires. La saillie latérale ne peut excéder 100 mm et la largeur maximale autorisée du véhicule ne doit jamais être dépassée.
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mesure obligatoire, la fixation de planches de signalisation à l’avant et à l’arrière des supports extérieurs constitue une bonne mesure de sécurité. Ces planches sont amovibles et présentent des bandes diagonales rouges et blanches.
Les supports, particulièrement ceux utilisés à l’extérieur du camion-fourgon, doivent inclure des éléments de fixation verticaux conçus pour soutenir les plaques de verres. Une série de points d’arrimage, disposés sur la longueur du support, doit permettre l’adaptation à divers modèles de plaques de verres. Les moyens d’arrimage à eux seuls ne suffisent pas pour fixer la plaque de verre contre le support pendant le trajet.
 
7.14. Marchandises dangereuses
 
À l’inverse du transport d’autres charges, le transport de marchandises dangereuses est soumis à des dispositions légales européennes. Le transport routier de marchandises dangereuses est couvert par l’Accord européen relatif au transport international de marchandises dangereuses par route (ADR) CEE-ONU tel qu’amendé.
La directive européenne 94/55/CE (appelée «directive-cadre ADR») applique de manière uniforme les dispositions de l’ADR au transport routier national et international à travers l’Union.
 
L’ADR veille au respect des dispositions spécifiques en matière d’arrimage des marchandises dangereuses, car leur transport peut présenter un risque supplémentaire pour la sécurité et l’environnement.
Les dispositions relatives à l’arrimage de marchandises dangereuses se trouvent dans la partie 7, - point 7.5.7 de l’ADR - Manutention et arrimage. Les paragraphes pertinents disposent que:
 
7.5.7.1 Les différents éléments d’un chargement comprenant des marchandises dangereuses doivent être convenablement arrimés sur le véhicule ou dans le conteneur et assujettis par des moyens appropriés, de façon à éviter tout déplacement significatif de ces éléments les uns par rapport aux autres et par rapport aux parois du véhicule ou du conteneur. Le chargement peut être protégé par exemple au moyen de sangles fixées aux parois latérales, de traverses coulissantes et de supports réglables, de sacs gonflables et de dispositifs de verrouillage antiglisse. Le chargement est aussi suffisamment protégé au sens de la première phrase si tout l’espace de chargement est, à chaque couche, complètement rempli de colis.
7.5.7.2 Les prescriptions du 7.5.7.1 s’appliquent également au chargement, à l’arrimage et au déchargement des conteneurs sur les véhicules.
 
7.15. Équipement du véhicule
 
Il convient de rappeler que tout accessoire ou équipement transporté par le véhicule à titre temporaire ou permanent est également considéré comme une charge et que, en tant que tel, son arrimage relève de la responsabilité du conducteur. Les dommages susceptibles d’être causés par une béquille qui s’étend lorsque le véhicule est en mouvement sont énormes, comme l’ont montré certaines expériences dramatiques.
ATTENTION: l’ensemble des béquilles, grues de chargement, hayons arrière etc. doivent être arrimés et verrouillés conformément aux instructions du fabricant avant le déplacement du véhicule. Tout véhicule sur lequel un tel équipement ne peut être verrouillé doit rester à l’arrêt jusqu’à ce que des réparations aient été entreprises pour pallier cette lacune. Les chaînes détachées sur des véhicules à benne doivent également être arrimées afin de ne pas représenter un danger pour les autres usagers de la route.
ATTENTION: quelle que soit la longueur du trajet, il est interdit de conduire des véhicules lorsqu’un équipement est étendu ou se trouve en position déverrouillée.
Les équipements détachés tels que les sangles, les cordes, les films, etc. doivent également être transportés de manière à ne pas mettre en danger les autres usagers de la route. La bonne pratique consiste à disposer d’un casier séparé où stocker ces objets en toute sécurité lorsqu’ils ne sont pas utilisés. S’ils sont conservés dans la cabine du conducteur, ils doivent être arrimés de manière à ne pouvoir interférer avec l’une des commandes du conducteur.


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